L'Espagne à gagné hier face à l'Argentine en match amical à Madrid. Si Lionel Messi a marqué le but argentin sur penalty, Xabi Alonso s'est offert un doublé pour la Roja.
Rien à jouer, ni à perdre, tout à gagner d'une telle rencontre. Le match de gala opposant l'Espagne à l'Argentine pouvait permettre à chacune des formations de se jauger dans l'optique du Mondial 2010. Au final, si la "Roja" s'est imposée, les enseignements de la partie sont peu nombreux. Tout juste sait-on encore que la sélection espagnole possède l'un des meilleurs entre-jeux du monde, si ce n'est le meilleur. Leur phase de qualification pour la Coupe du monde fut parfaite mais leur match à Vicente-Calderon l'a été un peu moins.
L'excellente première période a d'ailleurs été assez vite récompensée par l'ouverture du score du Madrilène Xabi Alonso. Dans une disposition en 4-1-4-1 avec quatre milieux de terrain à vocation offensive - Xavi Hernandez, Xabi Alonso, Andrés Iniesta et David Silva - les Ibériques étaient numériquement amenés à dominer face à une paire de "demi-défensifs" - Gago et Javier Mascherano - et deux joueurs excentrés - Angel di Maria et Maxi Rodriguez - seulement. Mais au cavalier seul du premier acte, les Argentins ont répondu par plus d'agressivité à la récupération par la suite. C'est surtout l'impression d'une trop grande facilité de la part des Espagnols qui a transparu.
La sanction est venue par l'égalisation de Messi, qui a livré un match correct mais a également été obligé de jouer très bas en raison d'un bloc défensif souvent désolidarisé de son duo d'attaquants - Messi et Gonzalo Higuain. La victoire s'est finalement dessinée dans le dernier quart d'heure avec de nombreux changements entrepris par Del Bosque. Francesc Fabregas a apporté un peu plus de danger, notamment sur coups de pied arrêtés. Et c'est d'ailleurs de là qu'est venu le deuxième but salvateur pour la "Roja". A l'instar d'un excellent Xabi Alonso, tant dans la récupération, dans la relance et même, cerise sur la gâteau, dans la finition, l'Espagne a su redonner le coup d'accélérateur pour aller chercher la victoire.
Le succès acquis devant le public de Vicente-Calderon l'a été de manière logique mais il a interrogé, encore et toujours, sur les limites que peuvent toucher les champions d'Europe en titre. Pour l'Espagne, rien ne change. L'Argentine, elle, a entrevu une porte, un accès par lequel il sera possible de piéger sa cousine, au prochain Mondial, mais du travail reste encore à fournir. Diego "El Pibe de Oro" sait à quoi s'en tenir s'il veut encore être champion du monde.